Ia Orana

Ia Orana
Oo_Présentation_oO


Bonjour et bienvenue sur TH-battleforthesun.

Battle For The Sun est une fiction twincest (entre deux jumeaux) entre Bill et Tom, écrite par deux auteurs: Lyra et Superbrune



/!\ Attention /!\

Cette fiction est twincest et il y aura un (ou plusieurs) lemon. Vous êtes prévenu(e)s ! On ne vous oblige pas à lire si vous n'aimez pas ce genre de fiction ^^


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Nous venons d'attérir à Papeete, il est 7h30, heure locale, la température ambiante est de 24°C et le ciel est dégagé. La compagnie vous remercie d'avoir choisi Air Tahiti Nui et vous souhaite un agréable séjour.





# Posté le dimanche 28 juin 2009 06:05

Modifié le dimanche 25 octobre 2009 12:07

Intrigue

Intrigue
__Intrigue__

C'est dans un endroit paradisiaque et sur une embarcation luxueuse que les Tokio Hotel décidèrent de passer leurs vacances : une croisière privée en Polynésie. A première vue, tout laissait penser que ces vacances seraient les meilleures qu'on puisse imaginer : températures tropicales, lagons bleu turquoise, poissons exotiques multicolores, plages à l'ombre des cocotiers, hôtels luxueux...
Personne n'aurait pu imaginer que le paradis se changerait en enfer.



# Posté le dimanche 28 juin 2009 08:18

Modifié le lundi 17 août 2009 05:19

Chapitre 1

Chapitre 1
__Chapitre 1__



- Bill, tu as vraiment besoin de laisser traîner tes sacs dans le couloir ? Ou bien est-ce que tu tiens à ce que je les balance par-dessus bord ? Demanda Tom avec un air faussement menaçant.

Bill, le nez plongé dans un bouquin, le toisa par-dessus ses lunettes et répondit :

- J'ai pas la place de les ranger dans ma cabine. Il n'y a pas assez d'armoires pour tout ranger.

- Et pourquoi tu as pris autant d'affaires ? On va être en maillot de bain les trois quarts du temps sinon plus.

- On est partis pour deux mois, tout de même. Il pourrait se mettre à faire froid, ou un truc du genre.

- Il ne fait jamais froid ici,
répondit le skipper avec son accent tahitien.

Bill se renfrogna, replongea dans les pages de son livre et décida d'ignorer Tom qui le narguait.

Le skipper, qui répondait au nom de Manua, demanda si ses quatre passagers étaient prêts à partir. Georg se proposa pour larguer les amarres, Gustav détacha l'annexe de l'avant du bateau pour aller l'attacher à la poupe et Tom plaça les bouées de chaque côté du bateau pour qu'en cas de choc leur nouveau jouet ne soit pas abîmé. Bill resta sur le pont à faire semblant de lire son livre, alors qu'en réalité il se délectait de voir derrière ses lunettes de soleil les autres travailler à sa place.

Lorsque Georg cria que les amarres étaient larguées, le skipper, qui avait déjà mis le moteur en route, fit avancer doucement le bateau qui commença à glisser sur l'eau.

C'était Bill qui avait eu l'idée de ces vacances. Ayant gagné des millions ces dernières années, il avait proposé à Tom de payer avec lui cet énorme catamaran, cadeau d'eux-mêmes pour leur vingt ans. Cependant, Bill avait précisé avant d'acheter le bateau qu'il ne voulait pas se démener pour l'entretien et toutes les manipulations à faire sur cette embarcation de luxe. Tom quant à lui préférait participer à la vie active sur le catamaran, comme hisser les voiles et les régler selon la direction du vent. Mais comme ils n'y connaissaient pas grand-chose en navigation, autant l'un que l'autre, ils avaient décidé d'engager un skipper. Ils avaient trouvé plus sympathique d'engager Manua, un tahitien qui ne se débrouillait pas trop mal en allemand, plutôt qu'un marin de la même nationalité qu'eux. Juste histoire de faire un break total et de laisser leur vie de star en suspens pendant deux mois.

Il était dix heures du matin lorsque le catamaran, nommé Blue Lagoon par les jumeaux, quitta la marina de Papeete. Lorsque Manua le lui demanda, Tom hissa la grand voile. Il eut quelques difficultés à la hisser jusqu'en haut.

- Il va falloir te faire des muscles, Tom, se moqua Georg.

Bill gloussa derrière son bouquin et Tom lui lança :

- Toi là-bas, je te verrai bien à ma place ! Viens essayer.

- Nan,
fit Bill.

- T'as même pas la force d'un petit moucheron, se moqua Tom.

Georg parvint à bloquer la grand voile en haut du mât. Gustav déploya le génois* et un vent de sud fit glisser le bateau vers la petite île paradisiaque de Makatea, où ils devraient arriver dans deux jours. Normalement.


____________________

*Génois : Voile située à l'avant du mât.

Vous aimez ce début ?
Nous espérons que votre réponse sera positive.
Allez à vos commentaires, on veut vos avis !
Pas de panique, les chapitres suivants seront beaucoup plus longs :)
Et surtout, n'oubliez pas, si vous voulez être prévenu(e)s, il faut s'inscrire à notre newsletter. Tout est expliqué ici



# Posté le dimanche 28 juin 2009 07:54

Modifié le dimanche 28 juin 2009 08:42

Chapitre 2

Chapitre 2
__Chapitre 2__



Blue Lagoon glissait souplement, imperturbable, sur les flots bleu marin de l'océan Pacifique. Au large, le vent soufflait plus fort, et le gros catamaran filait à douze n½uds par heure*.

Bill avait étendu sa serviette sur la plage avant du bateau et se laissait dorer par le soleil, allongé sur le ventre. Gustav faisait de même à côté de lui, sur le dos. Tom tenait toujours fermement l'écoute de grand voile, prêt à intervenir si le vent baissait ou forçait, même si depuis une heure il n'avait pas eu à régler à nouveau la voile. Manua, le skipper, avait laissé Georg prendre le gouvernail. Après tout, ce n'était pas si compliqué d'aller tout droit.

Vers treize heures, le catamaran naviguait en eaux peu profondes, alors qu'il était pourtant en plein océan. On aurait même dit qu'on avait pied. Manua fit jeter l'ancre à cet endroit là pour le déjeuner. C'était Bill qui se chargeait de l'ancre, car il n'y avait pas d'autre effort à fournir que de se saisir d'une petite télécommande munie de trois boutons et d'appuyer sur l'un deux...

Lorsque le bateau fut immobilisé, Manua se chargea de faire à manger. Tom fut le premier à plonger à l'eau, tête la première. Suivi de près par Georg. Bill préféra descendre par l'escalier situé à l'arrière. Il s'assit sur la dernière marche et laissa ses jambes tremper dans l'eau. Un troisième plongeon lui informa que Gustav avait sauté du bateau.

Bill allait se mettre dans l'eau lorsqu'il vit une dizaine d'étranges nappes noires, grosses comme des tapis, avancer vers le bateau. Elles semblaient avoir des ailes et voler dans l'eau...

- Les gars, vous devriez remonter, dit Bill sans s'affoler. Il y a des animaux bizarres qui viennent vers vous.

Tom regarda dans la direction que pointait Bill. Il plongea la tête sous l'eau pour mieux voir... Un de ces étranges tapis volants noirs passa sous ses pieds et en effleura la plante. C'était un peu râpeux.

- Ce sont des raies,
expliqua Manua qui était sorti voir ce qu'il se passait. Elles sont inoffensives, si vous ne leur faites pas de mal. Méfiez-vous simplement du dard empoisonné qu'elles ont à la queue.

Une des immenses raies effleura la surface de l'eau, sa peau noire luisant au soleil. Georg la caressa sous l'une de ses ailes. C'était tout doux.

- Allez Bill, viens, c'est rigolo !
S'écria Tom qui se faisait trainer par une raie qu'il tenait de chaque côté de la tête.

- Non, elles sont venimeuses,
répliqua le concerné.

Tom leva les yeux au ciel et plongea sous l'eau avec la raie. Il se laissa traîner sur quelques mètres avant de remonter à la surface pour respirer. Bill retira ses jambes de l'eau et alla s'assoir sur une chaise située sur le pont arrière. Non, il n'irait pas nager avec ces choses étranges et venimeuses.

Manua ressortit bientôt, tenant à la main un plat garni d'un côté de poisson mahi-mahi au lait de coco, et de l'autre côté de riz thaï parfumé au jasmin, le tout sur un lit de coriandre.

- On n'a pas emmené de poisson dans la glaciaire,
dit Bill.

- Je l'ai pêché quand tu dormais sur ta serviette tout à l'heure, et quand Georg tenait le gouvernail, expliqua Manua.

Bill acquiesça. Il n'était pas un grand fanatique de poissons, mais il allait goûter celui-ci.

Georg, Gustav et Tom remontèrent et se séchèrent avant de s'installer aux côtés de Bill. Tout le monde se mit à manger, goûtant curieusement d'abord, puis dégustant. Même Bill se régalait.

Tom replongea juste après avoir avalé sa dernière bouchée de riz, et s'approcha de quelques raies appâtées par les abats du poisson que Manua leur avait lancé. Georg le rejoignit, et Gustav et Bill restèrent tranquillement assis, le premier somnolant, le deuxième contemplant l'horizon.

Un horizon étrangement sombre. Bill plissa les yeux pour mieux voir. Ça ne pouvait pas être déjà la nuit qui tombait, même si elle tombait très tôt dans ces îles. De plus, ce ciel sombre semblait être sur Tahiti qu'ils venaient de quitter. C'étaient des nuages, et des nuages fort peu sympathiques.

Bill alla trouver Manua à l'intérieur qui faisait la vaisselle, et lui demanda de venir voir. Sur le pont, Manua scruta l'horizon.
- On dirait de l'orage. C'est étrange, ça n'a pas été prévu par la météo.

Gustav se joignit à la contemplation du ciel. Les nuages noirs semblaient se rapprocher à vue d'½il, et on commençait à apercevoir des éclairs zébrant le ciel.

- On ferait mieux de reprendre la mer, suggéra Manua. Makatea est encore à deux jours de navigation. Je... peut-être que si on se dépêche on n'aura pas de problème.

- Mais ce bateau est gros, on ne peut pas avoir de problème, dit Bill.

Manua fronça les sourcils, puis dit sur un ton inquiet :

- Allons-y.

Gustav cria à Tom et à Georg de remonter en les priant de se dépêcher. Après un dernier plongeon avec les raies, ils remontèrent. Manua mit le cap vers le nord-est, suppliant les vents de faire avancer Blue Lagoon le plus rapidement possible vers Makatea. Tom régla la grand voile de façon à ce qu'elle prenne tout le vent. Gustav fit de même avec le génois. Manua installa ensuite une troisième voile à l'avant pendant que Georg pilotait. Et le bateau fila à une vitesse fulgurante, avec une moyenne de seize n½uds.

Et le vent montait. Malgré ça, les nuages se rapprochaient rapidement. Au crépuscule, des langues de nuages sombres flottaient au-dessus du catamaran. Le vent était de plus en plus fort, si bien que la troisième voile dut être retirée pour que le bateau ne chavire pas. Et bientôt, Tom dut aider Manua à diminuer la surface de la grand voile en prenant un ris*.

A la nuit tombée, la mer commençait à se déchaîner sérieusement, à tel point qu'il était impossible de tenir debout sur le bateau sans se tenir fermement à quelque chose. Une houle de plusieurs mètres rendait le bateau plus fou qu'un chariot sur une montagne russe. La pluie commença à tomber, fine d'abord, puis torrentielle. Les quatre musiciens durent aider Manua à ranger toutes les voiles. Il était plus prudent à présent d'avancer au moteur.

Mais bientôt toute man½uvre et tout effort furent inutiles. Blue Lagoon n'était plus qu'une bouée aux mains d'un océan destructeur et d'un ciel dévastateur. Seul le chaos semblait régner à présent. Et la peur montait. Manua n'arrivait plus à man½uvrer le bateau, la houle était trop puissante et l'envoyait valser dans tous les sens et toutes les directions comme un vulgaire objet.

Georg était cramponné au gouvernail avec Manua, essayant encore d'en tirer quelque chose. Gustav essayait de joindre un autre bateau ou un poste de secours par la VHF*, sans aucun résultat. Le signal était brouillé. De temps en temps, un gargouillis incompréhensible sortait de la VHF, mais c'était tout. Bill priait pour que cela se termine bien tout en se cramponnant à Tom, lui-même cramponné au canapé du pont intérieur.

Puis les éclairs commencèrent à descendre du ciel, presque inaudibles dans le vacarme chaotique de l'océan furieux. On entendit Manua et Georg hurler de rage et de peur. Tom fit lâcher prise à Bill pour aller voir ce qu'il se passait. Bill resta seul à l'intérieur avec Gustav qui essayait toujours d'envoyer des signaux de détresse. On entendit Tom jurer à son tour lorsqu'il fut dehors.

Bill, qui commençait à avoir sérieusement mal au c½ur, décida d'aller voir aussi. Il se dirigea vers la porte qui menait dehors et l'atteignit après s'être cogné un peu partout. La pluie le trempa en un instant. Tom aidait Manua et Georg à tenir le gouvernail, mais cela semblait vain. Bill regarda ce qu'il se passait devant, mais le noir l'empêchait d'y voir quoique ce soit.

Jusqu'à ce qu'un éclair vienne illuminer la scène pendant un quart de seconde. Des coraux affleuraient la surface de l'eau à quelques centaines de mètres d'eux, et les vagues s'y brisaient en envoyant d'immenses gerbes d'eau vers le ciel. Bill sentit son estomac se nouer. Il voulut prêter main forte au skipper et à ses deux amis, mais ça ne servait plus à rien. Le moteur venait de lâcher.

Manua jura, puis hurla :

- Venez m'aider à hisser le génois ! Il faut qu'on se sorte de là !


Gustav sortit à son tour et aida à hisser le génois. Le bateau fut à nouveau à peu près man½uvrable, mais les vagues étaient trop fortes et le précipitaient vers les coraux quoiqu'ils fassent. Alors, la peur céda la place à la panique. Tous se cramponnèrent solidement, sauf Manua qui essayait encore de contrôler le bateau, sans succès.

D'autres éclairs tombèrent de part et d'autre du catamaran. Leurs flashs révélèrent une île, à environ deux kilomètres de là. Mais les coraux formaient une barrière tout autour de celle-ci, empêchant toutes embarcations de l'atteindre.

Les coraux n'étaient plus qu'à quelques dizaines de mètres. La panique et l'appréhension étaient maîtres sur le catamaran. Tout le monde savait ce qui allait se passer. Personne en revanche ne savait comment ils s'en sortiraient.

Puis se fut le choc. Brutal et sec. Bill passa par-dessus bord avant d'avoir pu comprendre quoique ce soit. On entendit ses cris pendant quelques secondes, avant qu'ils ne soient avalés par la nuit et les vagues. Nouveau choc. Blue Lagoon sembla grincer des dents tout en se frottant aux coraux. Tous durent plaquer les mains sur leurs oreilles. Une vague gigantesque happa Gustav et l'entraîna dans l'eau noire et blanche d'écume. Tom faillit tomber mais se cramponna aux bastingages. Mais la secousse suivante lui fit lâcher prise.

On entendit un craquement sinistre. Les éclairs révélèrent des morceaux de coques de bateau flottants ça et là, poussés par les vagues. Le grondement des vagues était assourdissant et semblait toujours s'amplifier. Une dernière vague, énorme et déferlante, suffit à envoyer Georg et Manua à l'eau et à briser Blue Lagoon en plusieurs morceaux.

***

Bill tentait de nager comme il le pouvait vers la plage de l'île. Il n'y voyait pas grand-chose à cause de la houle qui lui faisait faire des hauts et des bas. Mais à chaque sommet de vague il voyait qu'il s'approchait de la plage. Il avait méchamment mal au pied droit parce qu'il s'était écorché sur les coraux en tombant du bateau. Mais cela ne le ralentissait pas. Tout ce à quoi il pensait était nager, nager vers l'île. C'était son unique chance de survie.

Il l'atteint, après trente longues et interminables minutes de nage. Il marcha péniblement sur le sable et essaya en vain de repérer ses amis et son frère, mais la fatigue et la panique eurent raison de lui, et il sombra dans un sommeil sans rêve.

___________________


*N½uds : unité de vitesse maritime (et aérienne). 1 n½ud = 1,852 km.
*Prise de ris : réduction de la surface de la grand voile en l'enroulant sur elle-même sur le bas pour diminuer sa prise au vent.
*VHF: pour communiquer avec le port, ou d'autres bateaux.

Voilà la suite ! Un peu plus longue comme promis.
Vous vous attendiez à ça ? Que va-t-il se passer selon vous =P ?
Laissez-nous un petit commentaire pour nous faire part de vos avis ;) Merci à tout ceux qui en ont laissés sur le précédent chapitre ! Ca fait plaisir ^^.





# Posté le dimanche 28 juin 2009 07:55

Modifié le mercredi 01 juillet 2009 06:55

Chapitre 3

Chapitre 3
__Chapitre 3__



Bill émergea lentement de son lourd sommeil. Allongé sur le ventre, la tête entre ses bras, le soleil lui brûlait le dos car hier il n'avait pas eu la force de se réfugier sous les arbres, quelques mètres plus loin. Il s'était juste laissé tomber à terre, éreinté par la nage et par sa douloureuse blessure au pied, et s'était endormi immédiatement. Des images de l'accident traversèrent encore son esprit, tel un film accéléré. Les nuages obscurs. Le vent plus fort que jamais. Les hurlements des autres. La peur qui grandissait en lui. Le contact glacial de l'océan agitée sur son corps. La déchirante douleur. La folle nage dans l'eau agitée. La plage. La fatigue totale. L'oublie.

Soudain, Bill sortit de ses pensées lorsqu'il sentit quelque chose lui escalader la jambe. Instinctivement, il chassa l'intrus d'une main. Sous le touché, il devina une peau râpeuse, couverte de poils, et de longues pattes. De très longues pattes. Bill sursauta et se leva précipitamment, malgré la souffrance. Et il vit, par terre, une énorme araignée noire et velue, qui revenait vers lui. Alors il cria de toutes ses forces, s'époumonant et courant dans tous les sens jusqu'à ce qu'il tombe sur les genoux, les deux mains en avant. L'affreuse bête, qui avait dû être effrayée par cette agitation, s'en était allée, et Bill en était très soulagé. Il avait toujours eu peur des insectes, qu'ils soient minuscules ou gigantesques, verts ou roses.

Ensuite Bill s'assit sur le sable et examina son pied. Il avait gonflé et la plaie était pleine de grains de sable. Bill pensa à le tremper dans l'eau salée pour nettoyer la blessure, mais il se ravisa, le sel de la mer allait peut être lui faire plus de mal que de bien.

Bill savait qu'il devait trouver ses amis, qu'il devait trouver à manger, de l'eau et un abri pour la nuit. Mais son pied endolori l'empêchait de marcher. Il pouvait seulement marcher à quatre pattes ou ramper, comme un serpent. Il essaya même, mais ses jambes et ses bras, et surtout ses genoux ainsi que ses coudes, frottaient contre le sable, ce qui, en quelque sorte, les égratignait. Il réussit seulement à gagner la lisière des arbres, à s'adosser contre un cocotier, à s'endormir à nouveau pour oublier la douleur de son pied et pour ne plus penser, même quelques secondes, à cette horrible situation.

**

Tom, Georg, Gustav et Manua, qui avaient été moins chanceux que Bill, avaient été emportés par le courant, et avaient dû nager, en petit groupe, un peu plus longtemps que le chanteur. Manua, en tête, les avait guidés là où il y avait un peu moins de coraux et au bout d'une longue heure de nage, ils étaient arrivés sur la plage, harassés. Tom avait voulu longer la côte pour essayer de retrouver son frère, mais les autres lui avaient conseillé de rester et de se reposer pour être en forme le lendemain et donc pour commencer les recherches. De plus Manua ajouta que Tom risquait de se perdre ou de se blesser parce qu'il faisait très sombre et qu'il pouvait tomber sur des grosses bêtes peu sympathiques.

Tom se ravisa, triste. Il rejoint les autres, qui étaient à l'abri sous des cocotiers, bien qu'il eût envie de retrouver son petit frère et il essaya de s'endormir, malgré la peur de ne jamais revoir son jumeau.

**

Tous les quatre se réveillèrent simultanément. Le soleil était déjà bien haut dans le ciel, et Manua, qui était vraiment un homme à tout faire, en déduit de sa hauteur qu'il devait être onze heures du matin. Ils avaient donc bien dormi, bien qu'ils fussent réveillés par des cris d'animaux venant de la forêt pendant la nuit. Ils n'avaient pas encore trop faim parce qu'ils avaient bien mangé la veille, avant l'accident, mais ils avaient plutôt soif. Manua ainsi que Gustav proposèrent de s'aventurer dans la forêt pour essayer de trouver un point d'eau et de la nourriture. Quant à Georg et Tom, ils comptaient longer la plage pour essayer de retrouver Bill, qui, à priori, ne devait pas être très loin. Ils décidèrent de se rejoindre quelques temps après, vers midi, c'est à dire quand le soleil serait le plus haut possible, près du tas de branches d'arbre qu'ils avaient installé pour se repérer. Ils se saluèrent et Tom et Georg virent leurs deux amis s'enfoncer dans la dense forêt.

- J'espère qu'il ne va rien leur arriver, dit Georg inquiet.
- Georg, ne t'inquiète pas pour eux, Manua a l'air de bien se débrouiller, et on ne va pas rester longtemps ici, ils vont finir par venir nous chercher, j'en suis sûr...
- Espérons. Peut être que cette île est inconnue. Nous ne savons même pas où nous sommes, parce que nous avons été déportés. Et aucun bateau ne passe. On est perdu, on va tous mourir,
s'énerva Georg.
- Ne pense pas à ça, d'accord ? Pour l'instant, allons chercher Bill.

Georg ne répondit rien. Il resta débout et ne bougea pas. Tom était déjà à quelques mètres devant lui, et il avançait encore.

- Allez, viens, ne nous séparons pas.
- Tu ne te rends pas compte Tom, Tu..
- Ecoute, on doit trouver Bill, il est, peut être, je ne sais pas, en train de mourir, et toi tu nous ralentis avec tes inquiétudes.
- Oui, tu as raison, je me suis laissé emporter, il faut trouver Bill et vite.
- Ouais, allez viens mon pote.


Georg courut jusqu'à Tom et ils commencèrent à marcher à une allure constante, cherchant une quelconque trace de Bill, et criant parfois son prénom. Ils longèrent la plage pendant environ une demi-heure, Tom s'inquiétait de plus en plus. Son coeur battait fort, et la peur de ne jamais retrouver Bill, ou pire de le retrouver mort, le hantait complètement. Il criait son prénom en continu, litanie de « Bill » désespéré. Soudainement, Tom se retourna vers Georg et cria:

- Putain, et si on ne le retrouve pas ? Et s'il était mort ?
- Tom, ne dis pas de conneries, tu sais bien que Bill est encore vivant, non ? Au fond de toi tu le sais ? Tu le ressens ?
- Oui, je crois que je le sens encore, mais c'est comme si tout était brouillé, comme si il lui était arrivé quelque chose, et ça me fout les jetons...
- Allez, on continue, ou si tu veux je continue un peu, tu t'assois, tu te calmes.
- Vas-y en éclaireur, je te rejoins après.


Tom s'assit sur le sable, près de l'océan, et se mouilla légèrement le front. Georg le regarda, attristé par son état. Il n'avait jamais vu Tom aussi faible, aussi fragile. Bien sûr, c'était à cause de l'absence de Bill. De plus Tom avait aussi très peur qu'il lui soit arrivé quelque chose. Ils étaient toujours ensemble, collés l'un à l'autre, inséparables, et bien qu'ils se taquinassent de temps en temps, leur amour était indescriptible.

Georg continua sur une centaine de mètres, se retourna constamment pour veiller sur Tom. Puis, au bout de dix minutes à chercher l'introuvable, il tourna la tête vers les arbres. Il avait senti qu'il devait tourner la tête vers les arbres. C'était une de ces intuitions, ou coïncidences qui frappe souvent les êtres humains. Son coeur s'accéléra quand il vit Bill, endormi et assis contre un cocotier.

- Tom, il est là, cria-t-il de toutes ses forces.

Et Tom l'entendit. Il accourut alors que Georg se jetait sur Bill pour le secouer. Tom arriva vers eux et se rua aussi sur Bill, répétant, inlassablement « Bill, réveille toi, s'il te plaît ».
Le concerné ouvrit difficilement les yeux, et sourit faiblement lorsqu'il vit ses amis, et surtout son frère.

- Ca va, Bill, ça va ?
- Je.. J'ai.. mal.
- Où ? Où ?
- Au.. pied..


Tom et Georg regardèrent, horrifiés, le pied enflé et presque violet de Bill.

- Georg, on va le porter jusqu'au campement, ok ? Peut être que Manua saura comment le soigner.
- Ok, on fait chacun notre tour ? On ne peut pas le prendre par les pieds, on risque de lui faire mal. On le porte, tel une princesse, d'accord ?
- D'accord, je commence. Accroche toi bien à mon cou, Bill.


Tom l'attrapa sous les genoux et dans le dos et Bill enroula ses bras autour de son cou.

- Même quand il n'est pas bien, il arrive à attirer l'attention de tout le monde. Petite diva ! Dit Georg, comme pour détendre l'atmosphère.

Tom rit, et Bill aussi, mais ensuite il gémit de douleur, contre la peau de Tom.

- Ca va Bill ? Dis moi si je te fais mal hein ?
- Ça... va.
- Chut, ne parle pas trop, ne t'épuise pas.


Bill posa sa tête dans le cou de Tom, et ferma les yeux, se laissant bercer contre son frère. Tom marchait doucement. Bill était assez lourd quand même, et il ne voulait pas prendre le risque de marcher plus vite, de peur de le faire tomber et de lui faire mal. Au bout de vingt minutes, Tom n'en put plus et Georg prit le relais. Etant plus costaud que Tom, il finit la route jusqu'au point de rendez-vous où les autres les attendaient déjà depuis quinze minutes.

- Qu'a-t-il ? Demanda Manua en voyant l'état de Bill.
- Il s'est fait mal au pied, nous ne savons pas comment, mais il est bien arrangé.

Manua examina la blessure de Bill, qui était, à priori peu profonde. Mais il fallait la nettoyer le plus rapidement possible pour que cela ne s'infecte pas plus.

- Nous avons trouvé une source d'eau, pas très loin, dans la forêt, nous devons nous y rendre. Je pourrais nettoyer la blessure de Bill, et ensuite la bander à l'aide de feuilles de bananier, pendant que vous vous désaltérez et que vous mangez quelque chose. Gustav vous montrera les quelques bananes que nous avons trouvées, ainsi que quelques noix de coco.
- Bill ira mieux ?
Questionna Tom.
- Oui, normalement, s'il se repose bien, il ne devrait pas y avoir de complication.

Les quatre garçons regardèrent Bill, qui était assis sur le sol. Ils n'avaient pas vraiment l'habitude de le voir aussi calme, silencieux. Il était une grande pipelette qui parlait constamment, ce qui parfois, énervait ses coéquipiers.

- Bon, qui porte notre petite diva ? Intervint Georg
- Je peux, je ne suis pas du tout fatigué car on n'a pas beaucoup marché, et ce n'est vraiment pas loin, se proposa Gustav.

Les autres acquiescèrent. Gustav attrapa Bill et le souleva. Et tous les cinq s'enfoncèrent dans la forêt feuillue et sombre.



____________________



Hello, ça va ?
Nous oui, vraiment bien :)
Demain on se voit héhé. En fait je (Superbrune) vais chez Lyra de demain jusqu'à mercredi et elle vient chez moi de mercredi à samedi. C'est notre deuxième rencontre. On s'était vu au concert de Simple Plan à Lille, mais bref c'est notre vie xD.
Alors que pensez-vous de la suite ? Dites nous tout :):)
Sinon, à partir d'aujourd'hui on va poster une fois par semaine (parce que si on poste deux fois, on va être à cours de chapitres) car je pars trois semaines du 16 juillet jusqu'à début août ( et je n'ai pas d'ordi là bas (camping), et aucun moyen de communication avec Lyra, sauf le téléphone, mais bon, ce n'est pas facile pour une fiction)
Bref j'espère que ça ne vous dérange pas, ça nous fait de la peine aussi :(
Gros bisous à vous et merci pour vos commentaires (-:

# Posté le dimanche 28 juin 2009 07:57

Modifié le samedi 04 juillet 2009 12:41